Katrina_Kalda_3.png

Katrina Kalda

Née en 1980 en Estonie, Katrina Kalda est arrivée en France à l'âge de dix ans. Elle travaille à la Bibliothèque Universitaire de Tours depuis 2015 et a notamment impulsé l’aménagement développement durable de l’esplanade du site des Tanneurs.
Ses romans, Un roman estonien (2010), Arithmétique des dieux (2013), Le Pays où les arbres n'ont pas d'ombre (2016) sont publiés aux éditions Gallimard. Ils explorent les rapports entre l'histoire intime et l'Histoire collective, que ce soit en s'inscrivant dans le contexte des sociétés totalitaires d'Europe de l'Est ou en investissant le genre de la dystopie pour mettre en scène une communauté régie par un pouvoir autoritaire et vouée à recycler les déchets d'une mégalopole.

Elle a reçu le Prix du rayonnement de la langue et littérature française de l'Académie française en 2013, puis le Prix Richelieu de la Francophonie en 2015.

couverture, La MÇlancolie du monde sauvage.jpg

Le livre

« J’ai appris à connaître toutes les pierres de la rivière. J’ai compris que ces pierres n’ont pas besoin d’apprendre à me connaître ; que la nature n’a pas besoin de moi. Que moi seule ai besoin d’elle. »

Rien ne destinait Sabrina à une carrière artistique. Élevée par une mère fragile dans un milieu modeste, elle a peu de perspectives d’avenir. Jusqu’au jour où, lors de la visite scolaire du musée Rodin, elle découvre sa vocation : elle consacrera sa vie à l’art. Dès lors, Sabrina se voue totalement à ce projet. La précarité étudiante est vite compensée par les amitiés fortes et la richesse des recherches artistiques. Mais les soubresauts de sa vie amoureuse et les bouleversements d’un monde dont l’effondrement semble inéluctable ne tardent pas à infléchir sa trajectoire.

La mélancolie du monde sauvage est un livre né du sentiment d'impuissance de l'autrice face à l'érosion de la biodiversité et à la crise climatique.

Confrontée à la question de l'inutilité voire de l'inanité de la littérature devant la perspective de l'effondrement, Katrina Kalda est partie à la rencontre de femmes et d'hommes qui s'efforçaient de créer et de vivre en ayant un impact positif sur le vivant.

Le roman est né de l'exploration des chemins menant aux Refuges d'art d'Andy Goldsworthy (Alpes du Sud), de la construction d'une kerterre, de discussions autour de la teinture végétale, de la photographie, du bronze et du bois... La trajectoire de Sabrina, personnage principal du roman, reflète cette recherche d'une juste place de l'artiste dans le monde, cette quête de la beauté et de la joie, malgré tout.